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Les tableaux de Vermeer sont saisissants de réalisme. Les auraient-ils tracés ?

Les tableaux de Vermeer sont saisissants de réalisme. Les auraient-ils tracés ?

Vermeer a laissé peu de traces de sa vie, et encore moins de ses procédés de création. Personne ne sait vraiment comment les tableaux de Vermeer étaient réalisés au 17ième siècle, ce qu’il pensait du monde qui l’entourait, ou même à quoi il ressemblait.

Cette aura de mystère a poussé Jane Jelley, auteur du nouveau livre « Sur les traces de Vermeer », à rechercher des éléments obscurcis par le temps, testant et re-testant les peintures de l’époque, allant même jusqu’à acheter des vessies de porc dans les boucheries - pendant des siècles, avant l’invention des tubes de peintures, les artistes conservaient leur pigments dans des vessies de porc – tout cela pour découvrir la manière de peindre du maitre. « C’est un immense puzzle, et les gens adorent les puzzles », nous dit-elle. « Comment faisait-il les choses ? Nous voudrions tous le savoir, et Vermeer ne veux pas nous le dire ».

À la découverte des tableaux de Vermeer

Le graveur et lithographe Américain Joseph Pennell a été le premier à évoquer l’idée, en 1891, selon laquelle Vermeer employait une sorte d’aide optique pour peindre ses toiles. Mais ce n’est qu’au tournant du siècle dernier, grâce à David Hockney, que cette idée se généralisa. En association avec l’expert en optique et physique, Charles M. Falco, l’artiste Anglais publia un livre détaillant la « thèse Hockney-Falco », qui veux que l’essor du réalisme au 15ième siècle s’explique par le développement des miroirs concaves, utilisés par des artistes comme Le Caravage, Velázquez, et bien sûr Vermeer.

Certains historiens de l’art se sont opposés à cette thèse, comme Walter Lietdke en 2003, alors conservateur du Metropolitan Museum of Art de New-York : « Les qualités du travail de Vermeer ont pût être aidées par la chambre noire, mais son importance dans l’ensemble de l’oeuvre de l’artiste a été beaucoup exagérée ».

Se pose alors la question de la légitimité et du brillant de l’artiste.

Si Vermeer utilisait ces outils pour produire ses peintures, cela enlève-t-il à son talent ?

Il y a d’un coté ceux qui disent : « Vermeer n’as jamais eu besoin d’utiliser de lentilles, il était trop doué pour ça », et ceux qui affirment de l’autre : « Si on regarde ses tableaux, on s’aperçoit qu’ils contiennent des effets d’optiques plutôt inhabituels, ce qui laisse à penser qu’il utilisait des lentilles ».

Les expériences de Jelley commencèrent après une conférence de l’architecte Philip Steadman, qui publia en 2002 le livre « La caméra de Vermeer : découvrir la vérité derrière les chefs-d'œuvre ».

Steadman argue que Vermeer utilisait une chambre noire : un outil dans lequel une image est projetée au travers d’un petit trou sur une surface noire opposée, comme une boite ou une pièce fermée. L’image y apparaît à l’envers horizontalement et verticalement. Ce que Steadman ne savait pas expliquer, est comment Vermeer s’y prenait pour la remettre dans le bon sens !

Jelley eut une idée qui résolu le problème. Dans une chambre noire, elle peignit l’image projetée sur un morceau de papier transparent huilé. Puisque les couleurs se distinguent mal dans le noir, elle utilisa de la peinture noire pour différencier les tonalités de la peinture, forçant sur le noir dans les parties les plus épaisses et laissant les blancs tels quels. Elle retourna ensuite le papier sur une toile blanche et transféra la peinture en la frottant – une technique simple d’impression, qui rectifie l’orientation de la projection. Une fois hors de la chambre noire, elle ajouta les couleurs tout en s’inspirant du sujet réel. Jelley pense que la peinture noire aide à recréer des couleurs vibrantes « parce ce que ce que nous interprétons comme les tons lumineux peuvent venir de la base de la toile elle-même. »

Son procédé résout aussi une particularité du travail de Vermeer. Les analyses scientifiques ont en effet révélées que ses œuvres consistent en très peu d’épaisseurs de peinture ; sa « Jeune fille à la perle », par exemple, ne compte que quatre couches.

La couche la plus intéressante est sans doute la première, qui n’est pas basée sur une esquisse, mais ressemble plutôt à une « carte » de son entière composition, faites de formes plutôt que de lignes, ce qui est très inhabituel. Cette sous-couche semble être arrivée d’un seul coup sur la toile, sans marques de repère et avec très peu de corrections.

Jelley ne croit cependant pas que son argument (que Vermeer employais une chambre noire dans son processus de création artistique) rabaisse le niveau de son génie. « Je pense que les peintres ont toujours utilisés les dernière technologies dans leurs travaux », dit-elle « ce qui reste vrai à notre époque. »


Le vermeer de Tim et le style de Vermeer

Le livre « Sur les traces de Vermeer » a été publié quatre ans après la sortie du film « Le Vermeer de Tim » (Tim's Vermeer), un documentaire très controversé sur la réalisation laborieuse, par le bricoleur et non-artiste (pour deux ronds) Tim Jenison, d’une copie d’un Vermeer (La leçon de musique) en vue de tester ses théories sur les techniques de l’artiste.

Avec une espèce de miroir qu’il appelle un « comparateur » il reproduit systématiquement les couleurs, recréant mécaniquement le tableau. Il explique en 2013 : « Un comparateur est de manière basique un miroir, orienté à 45 degrés ; quand vous regardez dedans vous voyez votre modèle, et sur le bord du miroir, la toile sur laquelle vous peignez. » L’idée et que quand vous harmonisez la couleur de l’image dans le miroir avec la couleur de la peinture de votre toile, le bord du miroir semble disparaître (voir vidéo en Anglais ci-dessous).

Les résultats de Jenison dans le film sont impressionnants, et Jelley constate que techniquement, par ce procédé, Jenison peint en sections plutôt qu’en couches, comme l’analyse de la peinture de Vermeer suggère qu’il le faisait lui-même.

Jelley ne présente cependant pas sa théorie comme une explication des œuvres de Vermeer. « Ce qu’on ne peut expliquer », dit-elle « c’est la nature du génie. »

Retrouvez la collection complète des tableaux de Vermeer en cliquant ici.

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Paolo Euvrard
Écrit par:

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Cet article "Les tableaux de Vermeer sont saisissants de réalisme. Les auraient-ils tracés ?" est apparu pour la première fois sur le blog de tableau sur toile le 06 janvier, 2018. Copiez et recopiez, mais s'il vous plait faites un lien vers cette page.

 

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Témoignage d'un client au hasard

Bonjour Paul, Je vous confirme la bonne réception des deux tableaux commandés, je suis très satisfait, c'est du beau travail.
(Olivier Tisseur, France)