Reproduction de Magritte, La clef des songes

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80cm x 59 cm
2 ft 3/4 x 1 ft 11
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100cm x 74 cm
3 ft 1/3 x 2 ft 5
$ 255
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120cm x 88 cm
3 ft 11 x 2 ft 10
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(€ 311)
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150cm x 110 cm
4 ft 11 x 3 ft 7
$ 569
(€ 486)
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200cm x 147 cm
6 ft 3/4 x 4 ft 9
$ 1014
(€ 867)
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250cm x 184 cm
8 ft 1/4 x 6 ft 0
$ 1587
(€ 1357)
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300cm x 221 cm
9 ft 10 x 7 ft 3
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100cm x 74 cm
3 ft 1/3 x 2 ft 5
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120cm x 88 cm
3 ft 11 x 2 ft 10
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150cm x 110 cm
4 ft 11 x 3 ft 7
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200cm x 147 cm
6 ft 3/4 x 4 ft 9
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250cm x 184 cm
8 ft 1/4 x 6 ft 0
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300cm x 221 cm
9 ft 10 x 7 ft 3
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Description du tableau de Magritte, La clef des songes


Ce tableau, de 1930, a été peint par René Magritte. C’est une huile sur toile de 81x60 cm qui a pour titre La Clef des songes. Il est conservé dans une collection particulière à Paris.
Nous pouvons observer six cadres, identiques au niveau de leur taille (moyenne) et de leur couleur (marron) qui se répartissent de façon symétrique, trois à droite et trois à gauche. 
Ces six cadres prennent place dans un cadre plus grand, de couleur bois clair∗. Un effet de profondeur donne l’impression que ces six cadres sont insérés dans ce cadre plus grand, comme s’ils étaient les six carreaux d’une fenêtre.

A l’intérieur de chaque cadre sont peints des objets qui portent tous un titre différent, écrit de manière scolaire, situé en dessous et de couleur beige. Ces six objets, tout comme les titres qui les nomment, sont centrés et, malgré leur variété, on observe une relative similitude au niveau de leur taille. En outre, ils sont représentés de façon réaliste, académique pourrait-on dire, et bénéficient tous d’un effet d’ombre, comme si un rayon de soleil d’une inclinaison de 45° et venant d’en haut à gauche les frappait, ce qui renforce leur réalisme.

Dans le premier de ces cadres, en haut à gauche, un œuf tout blanc a pour titre l’Acacia. En dessous, un chapeau melon noir est nommé la Neige. Dans le troisième cadre, un verre vide, peint avec de nombreux effets de lumière et de transparence, s’appelle l’Orage.
En haut à droite, une chaussure de femme, noire et à talon, est titrée la Lune.
En dessous, une bougie blanche, allumée et presque entièrement consumée, se dénomme le Plafond. Enfin, dans le sixième cadre, en bas à droite, est représenté un marteau ayant pour titre le Désert. Ces objets sont peints comme s’ils étaient hors de leur contexte d’utilisation habituelle : le marteau ne tape sur rien, la bougie n’éclaire rien, le chapeau ne repose sur la tête de personne etc. Cette décontextualisation, bien qu’elle n’enlève rien au réalisme des objets, provoque un sentiment de trouble, de surprise. Celui-ci est accentué par le fait qu’aucun titre ne correspond à l’objet qu’il désigne. La signature de Magritte, noire, se situe en bas à droite.

 

L'interprétation de la clef des songes


René Magritte a 32 ans quand il peint cette toile, dernière d’une série intitulée La Clef des songes, débutée en 1927. Dans la première Clef des songes, quatre objets sont représentés sur fond noir dans un cadre en trompe-l’œil et sont titrés ainsi : le ciel, l’oiseau, la table et l’éponge. Néanmoins, contrairement à cette Clef des songes de 1930 où chaque objet est nommé par un autre nom que celui par lequel on le désigne habituellement, le dessin de l’éponge a pour titre l’éponge, comme s’il était un dernier point d’attache à la réalité et ainsi nous rassurer.

Sorti de la période cubo-futuriste de sa jeunesse, Magritte part de Bruxelles (où il a déjà fondé le surréalisme bruxellois avec son ami poète Nougé) en 1928 pour s’installer au Perreux sur Marne et fréquenter ainsi le corps de troupe surréaliste dont Breton (le fondateur du mouvement), Eluard et Dali en sont les plus illustres représentants. Malheureusement, suite à des problèmes financiers et à quelques désaccords avec Breton, il retournera sur Bruxelles en 1930.

Grand lecteur de Stevenson, adorateur de Poe (qui ressentait comme lui une prédilection pour le mystère, dut-il surgir de situations banales, mais toujours inattendues) et de Lautréamont dont il illustrera Les Chants de Maldoror, Magritte s’engagera de plus en plus dans la « recherche systématique d’un effet poétique bouleversant qui, obtenu par la mise en scène d’objets empruntés à la réalité, donnerait au monde réel à qui ces objets étaient empruntés, un sens poétique bouleversant par un échange tout naturel . » Ce qui l’intéresse, c’est d’explorer nos habitudes, qu’elles soient conscientes ou non, de rechercher et de mettre à jour les mystères que les objets les plus banals sous-tendent (comme avec la toile Les Valeurs personnelles où la taille de certains objets banals, tels que le savon, le peigne etc, est amplifiée de façon à révéler leur véritable importance, en raison de l’utilisation quotidienne qu’ils supposent).

Magritte fut également amateur de philosophie, comme en témoignent ses correspondances avec Jean Hyppolite ou Michel Foucault et ses lectures de Husserl, Heidegger ou Hegel auquel, indirectement, il rendit un hommage amusant et amusé au travers de deux de ses toiles (Eloge de la dialectique en 1936 et Les Vacances de Hegel en 1958 dans laquelle la dialectique se trouve illustrée avec un parapluie et un verre, soit une opposition allégorique entre ce qui repousse l’eau et ce qui la contient).

Illustrant à merveille cette prévalence des mots sur l’image, le tableau La Trahison des images, de 1929, représente une pipe dont l’énoncé (‘‘Ceci n’est pas une pipe’’), situé en dessous, « conteste l’identité manifeste de la figure et le nom qu’on est prêt à lui donner . » Aux détracteurs qui ne comprenaient pas pourquoi ceci n’était pas une pipe, Magritte répondait, non sans une certaine malice, qu’ils n’avaient qu’à essayer de la fumer.

En ce sens, ces tableaux, qui représentent le mystère du monde et la face insolite de nos habitudes, ne peuvent se déprendre à la fois d’un certain humour, d’une pensée mise en image et d’une poésie, au sens de mise à jour des relations insoupçonnées entre notre personne, nos perceptions et la réalité qui nous entoure. Marcel Paquet résume d’ailleurs très bien son œuvre en déclarant que celle-ci est « une œuvre pour philosophes ou en tout cas pour amateurs de philosophie : chez Magritte, le choc poétique où si l’on préfère l’émotion esthétique provoquée par l’image peinte est toujours inséparable d’un plaisir réflexif, d’une jubilation de la pensée contrainte de s’activer . »

 

L'analyse de la clef des songes de René Magritte


En portant notre regard sur La Clef des songes, nous ne pouvons qu’être surpris. Surpris d’abord par la banalité des objets représentés. Surpris ensuite par les titres de ces objets qui n’entretiennent aucun rapport avec ce qu’ils désignent.
Nous sommes en droit de nous poser cette question (que Pierre Sterckx se pose à propos des objets que Magritte peint) : « Souhaite-t-il élever leur niveau de réalité, les arracher à une indifférence que l’habitude de leur usage leur aurait imposée ? »
Certes, cette question est légitime mais elle s’applique davantage à une toile comme Les Valeurs personnelles, peinte en 1952.

La Clef des songes est peinte en 1930, moment où Magritte est dans sa période d’occultation des images par les mots, illustrant par là même leur grand pouvoir. Le rapport au titre du tableau est également surprenant. Comment, en effet, relier le titre au tableau qu’il nomme ? On sait que Magritte réunissait ses amis poètes (Nougé, Scutenaire, Goemans, Lecomte et Breton lui-même) autour de ses créations afin de se mettre d’accord sur un titre qui n’était définitif qu’après de longues délibérations. Le tableau et le titre entretiennent donc un rapport : « Le titre surréaliste hérité de De Chirico (Peintre dont il revendiquera l’influence. Il déclara même, après avoir vu une toile de celui-ci intitulée Le Chant de l’amour qu’il avait rencontré la « pensée ») doit composer énigmatiquement avec l’image, sans l’expliquer, ni l’alourdir . » 

Dans ce cas présent, ces objets bizarrement nommés sont mêlés au rêve, comme si celui-ci pouvait nous délivrer de nos habitudes. Pour autant, on sait que Magritte rejeta la puissance créatrice du rêve, prônée par Breton : « Ma peinture est le contraire du rêve puisque le rêve n’a pas la signification qu’on lui donne. Je ne peux travailler que dans la lucidité . »
Cette Clef des songes est donc plus une déstabilisation de la réalité qu’une incursion profonde dans le monde du rêve. Une telle présentation d’objets, à la manière d’une page de manuel scolaire, veut amener le spectateur à réfléchir sur ses habitudes de langage en lui exposant la facticité des apparences. Facticité des apparences, qui traverse toute l’œuvre de Magritte comme le montre la toile Les Amants (représentant un homme et une femme recouverts chacun d’un voile blanc), datant de 1928, qui est une belle métaphore : sur l’amour qui rend aveugle, d’une part, et sur le fait qu’on ne peut que le ressentir et pas le voir, d’autre part. Qu’est-ce que pourrait être ce voile blanc si ce n’était l’amour ?
La Clef des songes, tout comme Les Amants, nous pousse à réfléchir sur l’incohérence de nos habitudes mentales et nous fait découvrir le sensible, l’intouchable, le caché.

Dans cette perspective, il est intéressant de rapprocher Magritte de Ludwig Wittgenstein et de ses interrogations sur nos habitudes de langage : « Comment peut-on penser que ce que l’on dit n’est pas réel ? Si je pense que King’s College brûle quand il ne brûle pas, le fait de brûler n’existe pas. Alors comment puis-je penser ce fait ? (…). Nous avons confondu ici les termes : « fait réel » et « objet de pensée » et nous nous sommes laissé abuser par les différents sens du mot « exister » .» Traduisant un des ces aphorismes : « Une œuvre d’art doit exprimer quelque chose qui n’apparaît pas dans sa forme visible », La Clef des songes remet en cause nos habitudes, entendues comme des dispositions permanentes à se reproduire, en confrontant « (…) l’esprit du spectateur au complet arbitraire des signes et des codes . »

Cependant, il est peu probable que Magritte ait lu Wittgenstein, même s’il existe des similitudes entre les préoccupations de l’un et de l’autre. Ce qui est fascinant dans La Clef des songes, c’est que la clef en question n’ouvre pas sur un monde imaginaire mais elle met en lumière un visible caché, dissimulé que le peintre révèle. La mise en image de la pensée s’accompagne de la subversion de sa représentation : l’innocuité qui émane du tableau, due à sa présentation quasi scolaire, est renversée par le malaise que provoque l’inadéquation entre les objets et les mots qui les nomment. Celle-ci n’est pas peinte pour remplacer l’adéquation habituelle ; elle se propose juste d’affirmer différemment et de susciter la réflexion par le mystère.


La recherche constante du mystère est récurrente dans l’œuvre de Magritte. Ne dit-il pas lui-même que « La peinture cherche la ressemblance, non à la chose, mais au mystère dont elle procède . » ? On peut penser, en suivant Rimbaud, que la recherche du mystère chez Magritte s’apparente à l’impératif selon lequel le poète doit être « voyant ». Il n’est d’ailleurs pas étonnant que les surréalistes reconnaissent Rimbaud comme l’une de leurs principales influences (avec Apollinaire et Lautréamont, entre autres).

« Pour échapper à la rigidité du point de vue qui a tendance à s’imposer comme étant le seul possible, nous dit J. Bouveresse, il faut inventer des analogies et des comparaisons inédites, qui nous permettent de voir sous un nouveau jour, c’est-à-dire de recommencer à voir, les phénomènes apparemment les mieux connus . » Comment ne pas voir dans cette phrase le principal objectif de la peinture de Magritte ? Celui qui, par la représentation d’analogies inattendues, nous donne à voir le mystère par le biais de la pensée. Sa peinture est une revanche contre le dogmatisme de la toute-puissance des mots et des images. Par le mystère, la poésie, la sensation et la pensée, les toiles de Magritte vont à l’encontre des aveugles puissances de la technique, des certitudes les plus acquises et des dogmatismes en tous genres. Ce n’est pas une peinture contre l’opinion la plus répandue. Au contraire, sa peinture veut remettre en question ses fondements et l’inciter à réfléchir sur l’art des apparences.

Pour Magritte, la peinture est un « (…) art qui se veut moyen de connaissance plutôt que moyen de sublimation sentimentale. Peindre la pensée qui peut être peinte, c’est assurément prendre la peinture comme un révélateur ; c’est aussi bien, l’avouer comme exercice de l’intelligence . » Ne pas seulement peindre pour le seul plaisir de représenter mais aussi peindre pour inviter le spectateur à réfléchir, que ce soit sur nos habitudes, notre langage ou notre réalité. Dès lors, le peintre ne nous aide pas seulement à mieux contempler la réalité, il nous aide aussi à mieux la comprendre, à l’analyser plus finement : « Philosopher, dans le sens où nous employons ce terme, c’est d’abord lutter contre la fascination qu’exercent sur nous certaines formes d’expression . » En ce sens, Magritte est un véritable philosophe. 


Bibliographie :

- BOUVERESSE J., Essais I. Wittgenstein, la modernité, le progrès et le déclin, Agone, Marseille, 2000
- FOUCAULT M., Ceci n’est pas une pipe, Fata Morgana, Montpellier, 1973
- HADDAD H., Magritte, Hazan, Paris, 1996
- MEURIS J., Magritte et les mystères de la pensée, la Lettre volée, Bruxelles, 1992
- PAQUET M., Magritte, Le Musée de Monde, Paris, 2005
- STERCKX P., « René Magritte, rêve partie », Beaux-Arts magazine, n°225, Février 2003, p.78-84
- WITTGENSTEIN, Le cahier bleu et le cahier brun, Gallimard-Tel, Paris, 1965

 

 

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